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Le retour à Volonne
Le retour à Volonne
96 p.
ISBN 978-2-35652-0004-3
11 €





L’enfance et l’adolescence sont souvent le pays lointain, le pays d’ailleurs, mais aussi cette province qui frappe à toutes nos portes. En une douzaine de nouvelles, l’auteur nous promène dans ce pays d’hier. Sans larmes ni cris, avec toujours une infinie douceur…

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« Bonne nouvelle ! L’ami Kalouaz vient de publier douze nouvelles nouvelles.
Retour à Volonne, puisqu’il faut l’appeler par son nom, est une livraison encore plus étincelante que les précédentes. Quel talent égrappé au fil de ces quatre-vingts pages ! Du pur bonheur. Un petit bijou de mémoire d’enfance et d’adolescence que Kalouaz – sans prénom mais on ne peut confondre, il n’y a qu’un Kalouaz – nous livre en feu d’artifice. « Dans un pli du cœur sont rangés les secrets de l’enfance, un arc-en-ciel, une nuée de souvenirs. »
Les nouvellistes, dit la rumeur, et les éditeurs confirment, font des tirages de misère. Sans doute parce que parler des ciselures de leurs bijoux ou en faire « un papier » est si malaisé que la critique y renonce laissant à découvrir ces trésors dans les rayons des librairies spécialisées. Les tables d’exposition de la grande distrib’ – c’est bien connu – se spécialisant dans une littérature plus rentable et plus bling-bling, puisque le mot est à la mode.
Après dégustation du Retour à Volonne, j’aimerais vous parler de l’amoureux transi qui lisait « en braille » sur le corps de sa belle : « Ta seule photo sera la paume de ma main », disait-il. Ou de cet autre, une femme, pour qui « l’amour, c’est une goutte de lait » ; mais comment savoir « où accrocher son cœur », comment savoir « au coup de qui se pendre » avec cette femme-là ? Ou encore de celui qui était né après la guerre. « Pas la grande guerre. Juste la guerre. Celle des camps, tout de même. La lune était triste, et les étoiles jaunes », et qui se souvenait des dimanches où, sous la médaille du père, il mangeait du lapin assassiné : depuis ça m’est resté, ce refus d’avaler des morts. » J’aimerais aussi, comme ça pour le plaisir des mots, évoquer l’histoire du gamin d’Arles, de ce fanatique des toros bravos, qui avait un frère boxeur « la tête enflée tous les lundis et qui sur le chemin des arènes – c’était le dimanche de Pâques et le matin de la course – avait « bondi comme le frère entre les cordes du ring » pour renouveler sous le mufle du fauve « baptisé Napoléon par l’élevage Cuzino » sa Véronique de cape et de muleta apprise « dans le secret des chambres ».
Je voudrais… je voudrais vous jouer un petit air de sa musique. « Mon corps est fait du bruit des autres », écrit Antoine Vitez. Mais pour cette fois aller directement à la source. Elle est si belle. » Jacques Plaine, La Gazette de la Loire, 25 avril 2008


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« L'écriture de Kalouaz est simplement belle. Poétique, délicate comme un souffle. Jamais le travail n'y pèse. Un chant léger, une musique verbale rythmée par l’ivresse de la langue, des phrases simples, des mots, qui, par petites touches impressionnistes, effleurent le cœur, mélancoliques, souvent tendres. De la sensualité, beaucoup, pour des instants qui ressemblent tant au bonheur qu'on serait tenté d'y croire. Une ode à la vie et à l'amour, toujours, malgré les dérèglements de l'histoire, les injustices et la douleur. Quatre-vingts pages de pur bonheur. »
Dominique Baillon-Lalande (15/02/08)  Revue en ligne Encres Vagabondes

Couverture : Collage de Christine Janvier (22 x 29 cm, 2007)



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